Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 07:50

Arriver à New York au mois de mars, c'est arriver pendant l'ouragan. L'hiver se termine et avec lui la torpeur du froid. La ville se réveille doucement et voit arriver, encore un peu engourdie, les premiers rayons du soleil. Timing parfait a priori pour moi puisque je suis donc censée ne pas avoir vécu d'hiver de l'année. J'arrive à temps pour les premiers bourgeons, les premières fleurs, les premiers pique-nique dans les parcs. Enfin c'est ce qu'il serait aisé de croire au vu des photos qui vont suivre, mais croyez-moi, la plage et les nuits à 25°C c'est bel et bien fini!

 

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Un premier avis sur New York ? Incroyablement positif ! J'appréhendais la ville, au sens urbain du terme, j'appréhendais la foule, le manque d'espace, la nostalgie des paysages naturels, mais rien de tout cela n'est vrai ici : la ville est gigantesque, mais pas seulement en surface, en hauteur aussi, et les rues sont larges, les espaces super-organisés, la verdure un peu partout. C'est peut être parce que je débarque d'Amérique latine où les villes sont le summum de la désorganisation mais New York fait carrément figure du lieu ultime de l'intelligence architecturale et à aucun moment je ne me suis sentie oppressée.

  

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Cela dit, c'était avant d'atterir sur Times Square un samedi après-midi, à la recherche de photos cartes postales. Car New York, c'est aussi ça, le magasin M&M's géant, les écrants partout, Broadway, le faste, le gaspillage, l'Empire State, la nourriture chinoise à toute heure de la nuit, les magasins à tous les coins de rue (horriiiiible), tout ça, tout ça, des touristes grouillants partout, le cliché auquel on peut s'attendre. Cette ville à cent à l'heure, toujours occupée, est le contraire absolu du Brésil entier, tranquillement désorganisé, chaleureux et paisible, et pourtant, j'aime New York aussi : comment ne pas résister à la ville qui ne dort jamais? 


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Alors, Brésil, New York? Plein de points communs mais tellement de différences. J'ai besoin d'un peu plus de temps pour en tirer des conclusions. Et avec tout ça, parce que tout le monde ici m'a mise en garde contre l'over-whelming, j'ai mis un point d'honneur à dénicher de petites oasis de verdure. Ca commence par le Jardin botanique de Brooklyn, Central Park (on évite les balades en calèche, merci), mais aussi les piques niques sous les ponts, les promenades sur la High line, et le Madison Square, mon préféré parce qu'on peut aussi y déguster le meilleur hamburger de New York chez Shake Shack et entr'apercevoir le Flatiron Building. A l'heure du lunch, on fuit le bureau pour Bryant Park, la pelouse la plus branchée (oui oui oui) de la City et le soir, on rentre à pied le long de l'Hudson pour voir le soleil se coucher sur le New Jersey, encore bien emmitouflé dans son pull en cachemire. Parce que, fidèle à moi-même, ma première véritable entreprise New Yorkaise a été de recomposer ma garde-robe...!

 

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Par mariannadobrasil - Publié dans : Etats-Unis
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 09:31

Prendre un dernier avion, rentrer à Campinas, ne rien reconnaître, enfin avoir un lit, secouer son sac plein de sable, retrouver ses colocs, se faire à manger dans une vraie cuisine, dormir dans SA chambre, prendre des habits dans un placard et non pas dans un sac à dos, il était temps !! Je n'ai jamais autant aimé rentrer de vacances, et pourtant je n'ai jamais autant aimé en être. Etrange et pourtant les faits sont là : au Brésil, quoi qu'on fasse on est contents.

 

Ambiance tendue pour moi : il faut gérer les papiers, visas, formalités, billets d'avions, logement pour ma prochaine destination, mais cette fois, cette fois ce n'est pas du tourisme, c'est un vrai job à plein temps. Ne pas montrer qu'on est sur les nerfs quand vos colocs choisissent la personne qui va vous remplacer en est un aussi, pour lequel j'ai été vraiment nulle, mais soit... J'ai du mal à accepter de partir, la fête n'est pas au rendez-vous mais quelques petits points me consolent...

 

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D'abord un passage à Rio, histoire de dire au revoir, et surtout d'y croiser Mélissa, Sciences Potes à Santiago de Chile, pour deux ou trois jours de tourisme, un peu marqués par mon inquiétude pour le visa cependant... Eh oui, on m'a prévenue : obtenir un visa pour les USA n'est pas une mince affaire, d'autant plus quand les autorités à qui vous vous adressez sont brésiliennes (donc potentiellement désorganisées), que votre anglais est plus que rouillé, que vous vous y prenez au dernier moment... Heureusement la lettre de l'Onu semble être un joli laissez-passer et le rendez-vous au consulat est passé comme une lettre à la Poste (pas la Poste brésilienne bien sûr). Petits joueurs les expat's aux USA donc, faire le Visa pour le Brésil avait été carrément plus compliqué. Je ne retiens donc de ce passage à Rio que le plein de soleil à Copacabana, la découverte avec Mélissa de costumes de Carnaval dans les rues (ouiiii), le verre à Garota de Ipanema, le célèbre bar qui a inspiré la chanson, un passage inattendu à l'Académie des Arts et puis la visite du Jardim Botânico, merveille parmi les merveilles, avec un restaurant qui vaut vraiment le détour (on a mangé une quiche! comme en France! Mais avec du jus de fruit de la passion! Hiiii)... Je n'ai toujours pas eu le temps de monter voir le Corcovado, mais tant pis, puisque le deuxième point qui me console, c'est que...

 

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Je reviens au Brésil après New York! Mon billet Rio-Marseille étant déjà booké pour fin août, il était plus simple et plus cheap de faire l'aller-retour Rio-NY... Ce qui me laisse quatre bonnes semaines à partir de la fin de mon stage et jusqu'à mon retour en France pour crapahuter dans la pampa brésilienne et aller dire bonjour à tous les autochtones que je n'ai pas encore eu le plaisir de rencontrer au cours d'un samba endiablé. Belle consolation qui met un peu de baume à mon coeur saignant de quitter le Brésil!

 

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J'ai aussi eu le plaisir de rencontrer "la relève", les nouveaux habitants de la maison et les nouveaux Français du semestre, avec qui j'ai pu partager quelques dernières soirées avant de vraiment partir... Tous adorables et je suis bien contente que la vie étudiante et festive à l'UNICAMP ait encore de beaux jours devant elle. Ce fut aussi l'occasion de respecter la tradition de départ de la maison, à savoir écrire sur un mur un mot d'au revoir... Et pardon pour les petits dessins les copains, je n'ai pas pu m'empêcher!

 

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Enfin, New York a finit par me convaincre carrément puisque mon stage s'annonce très chouette (et qu'il est lié à la conférence internationale à Rio cet été hihihi), que j'ai de bonnes perspectives de logement et que je compte bien y retrouver Anaïs!

 

Me voilà donc, valises presque prêtes, en train de jouer une dernière fois du tamborim à la fête de l'Instituto das Artes, jusqu'à me rappeler à deux ou trois heures du matin, qu'il faut que courir, prendre mon avion... Difficile de partir et en même temps meilleur moyen de partir. J'arrive à Rio après quelques détours imprévus (saviez-vous qu'on peut soudoyer une hôtesse pour prendre un avion sans passeport ?), récupère mes documents au consulat, achète une dernière paire de tongs (véridique), un dernier coup de soleil sur Copacabana et hop hop hop, dans l'avion pour l'autre hémisphère, je m'endors avant le décollage, me réveille à l'atterrissage, absolument parfait, c'est comme si j'avais pas vraiment fait onze heures de vol, et pourtant...

 

To be continued.

Par mariannadobrasil - Publié dans : Avant de partir
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 07:39

Bahia. Fin du mois de février. Le soleil brûle, les rues sont calmes. Salvador a été frappée ces derniers jours par des évènements très lourds. Une grève de la police a conduit à un climat d'insécurité important sur la ville et a menacé le Carnaval. Nous, on hésitait à venir, mais nos esprits, assoiffés de culture brésilienne, ne nous ont pas vraiment laissé le choix.

 

Salvador est magnifique. Salvador est tranquille. Oh bien sûr, je parle des seules rues pavées et des maisons coloniales devant lesquelles nous avons déambulé, rencontrant des amis au hasard, des artistes de rues et beaucoup, beaucoup de touristes Français. Il n'y avait pas le bruit qu'on nous avait promis. Carnaval achevé, derniers jours d'été, les batucadas ne défileront plus dans la rue avant quelques jours, semaines ou mois. Qu'importe! Autre chose nous a amenés ici.

 

Je suis partie il y a presque trois mois de Campinas avec juste un grand sac sur le dos et je suis partie parce que je savais qu'à la fin, je rentrerais "à la maison", avec mes 10 colocs et que tout reprendrait là où on s'était arrêtés : au bord de la piscine, un barbecue en cours, un peu de musique et plein de sourires. Et puis non. La décision de partir à New York à la place, prise un peu malgré moi, est trop présente dans ma tête. Bien sûr, je vais être heureuse là-bas aussi, mais je voulais avoir le temps d'aller là où je n'ai pas encore été, d'apprendre mieux le portugais, de m'imprégner si fort du Brésil que j'aurais à vie du samba dans la tête et de l'açai dans le sang (oui on sait tous que je voulais dire cachaça, mais ma famille lit ce blog). A la place, je dois dire au revoir... Et Salvador de Bahia a été le meilleur endroit pour le faire.

 

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Car Salvador est un concentré du meilleur de ce que le Brésil a à vous offrir. Oui je dis ça très souvent. Mais là c'est frappant. D'abord il y a l'arrivée en bus, très tôt le matin, en passant par des endroits où vous ne vous arrêteriez pour rien au monde. Adrénaline, désorganisation, le cocktail explosif qui vaut bien mieux que le café du petit-déj. Puis la détente, quand vos supers colocs s'arrangent pour trouver de la place pour 6 dans un hôtel sans réserver. Du brassage culturel quand vous vous apercevez que votre hôte est franco-brésilienne, du chill-out avant la tempête. De l'émerveillement ensuite en marchant en bord de mer, dans le centre-ville, partout, et puis, du mystère... Bahia est en effet le berceau du camdomble, la religion afro-brésilienne, et le meilleur lieu possible pour appréhender cette culture presque magique. Ni une, ni deux : nous devons nous y mettre. Les filles ont troqué leurs crayons de couleur pour des livres sur les légendes métissées, et on ne parle plus que de ça: cérémonies, églises, orixas... Attendez! Une petite explication avant tout...: 

 

Pour faire simple, car il y a de nombreuses divisions territoriales, historiques, blabla, du camdomble, ccelui que nous découvrons à Salvador, c'est le principe d'honorer des divinités, appelées orixas (prononcez orisha), chacune dotée d'une personnalité, de caractéristiques propres et souvent attachées à un phénomène naturel. Selon la tradition, nous sommes choisi à notre naissance par un orixa et celui-ci sera important tout au long de notre vie. Ceux-ci ont été apportés par les esclaves africains au XIXeme siècle. Un orixa célèbre par exemple, c'est Iemanja, la divinité de la mer. Petit jeu : choisir un bouquin sur le Camdomble et trouver son orixa! On peut en avoir plusieurs, et chacun a des préférences rituelles (couleur, nourriture...).

 

A partir de là, le ton était donné : nos sorties shopping, c'était davantage pour trouver les perles et les colliers qui correspondaient à nos orixas, que pour... Nan je rigole, on a fait du vrai shopping aussi. Des cennnntaines de petits bracelets qu'il faut attacher trois fois en faisant un voeu. Et puis j'en ai profité pour me faire tatouer le pied (petit souvenir d'un grand voyage) avec un motif des Quilambas colombiens et Estelle, la fille la plus rationnelle que je connaisse, s'est fait tirer les coquillages dans une (presque) favela, c'est vous dire si Salvador transforme.

 

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Salvador, c'était aussi l'hospitalité brésilienne, puisque nous avons retrouvé Ramon, un ami de Campinas que mes colocs avaient rencontré en France et dont le frère nous avait hébergés à São Luis (vous suivez ?). C'était la bière, les dernières caïpi, les spécialités Nordestines et rien qu'en écrivant cela, je salive en pensant aux acarajés, sorte de beignet à... Oh et puis je suis fatiguée de décrire toutes ces merveilles brésiliennes, allez-y, à Bahia, c'est le meilleur moyen.

 

C'est Salvador qui m'a fait réaliser enfin à quel point j'étais amoureuse de ce pays. Je suis à New York depuis quelques semaines déjà et sans vouloir vous spoiler, même si c'est une ville que j'apprécie beaucoup, mon paradis, ma maison, ma soul mate, sera toujours le Brésil. Parce que c'est un pays où je ne me suis jamais sentie étrangère, même sans parler le portugais brésilien au début. C'est un pays où chaque seconde est un rire, une découverte, un bol d'air et une leçon à la fois. C'est un pays dont je ne me lasserai jamais de parler et où je n'aurai de cesse de revenir. Je l'ai su, parce que l'échéance approchait et que je me suis sentie arrachée. D'ailleurs, le titre de mon article précédent, n'était peut être pas très juste. La fin, d'un beau voyage peut être, mais surtout le début de ma déclaration d'amour au Brésil (ça marche pour le pays entier, si tu es beau et brésilien, envoie moi un mail et je t'épouse pour le Visa). Alors, il était une fois...

 

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Je rappelle sans cesse tout ce qu'il y a de fou dans mon voyage : le Carnaval, les fruits de mer, les fêtes, les beaux paysages. Le fait est que le Brésil n'aurait même pas besoin de ça. Le fait est que le Brésil est déjà parfait ou du moins, si un moment ne l'est pas, les orixas agiront en silence pour que vous vous trouviez au bon moment, au bon endroit... Et je ne dis pas du tout ceci en faisant référence à notre dernier jour de voyage où après avoir déjeuné de langoustes ("on peut bien en prendre quelques-unes!") au bord de piscines naturelles et relâché des bébés tortues à la mer, nous nous sommes retrouvés sur le toit d'une maison hippie, coucher de soleil au dessus des palmiers, lorsque tout doucement s'est mis  à résonner le son d'un tam-tam, lequel couvrait à peine nos fous rires de bonheur... Non, non.


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Par mariannadobrasil - Publié dans : Vacances brésiliennes
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Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 17:36

Les derniers jours de ce roadtrip s'annoncent les plus beaux mais aussi les plus difficiles... Car chaque plage que nous voyons est toujours plus jolie, la couleur de l'eau toujours plus turquoise, mais nous savons qu'il est bientôt temps de rentrer à la maison.

Pas si vite! L'aventure est loin de s'arrêter là, car j'ai reçu en ces derniers jours de février des nouvelles plutôt surprenantes qui m'ont m'emmener vers de nouvelles contrées... Mais d'abord, derniers instants de magie dans le Nordeste sur la route de Salvador. Premier arrêt à Japaratinga, jolie petite bourgade qui a en réalité bien plus à offrir que la petite plage du premier coup d'oeil : à deux kilomètres au large, l'un des plus grands récifs de coraux au monde, accessible en bateau. Après nous être ressourcés (nous n'avions plus l'habitude de porter nos sacs-à-dos) avec le meilleur risotto de poulpe ever et encore un petit-déjeuner gigantesque, nous voilà donc à bord d'un bateau pour passer la journée à faire du snorkeling. Et la chance est avec moi : j'ai pu voir parmi tout plein de poissons un hippocampe, un poisson-clown (et des épines d'oursin dans le pied, mais soit), et même un Bernard l'Ermite rebaptisé en portugais Bernardo Lermito évidemment. On aurait bien aimé le ramener chez nous mais les animaux n'ont pas un taux de survie très élevé à la coloc... Et pendant que nous palmons (et nous cramons le dos), les Brésiliens eux profitent du récif... A la brésilienne : de la musique brega à fond sur les bateaux et des bières dans les glacières, oui en plein aprém, à 40 degrés et sur un bateau, ça ne s'invente pas. Et puis nous rentrons, en bateau, à pied, en courant/boitant, pour attraper notre bus... Car il a fallu faire des choix pendant ce voyage, et voir un maximum de choses comme nous l'avons fait n'aurait pas été possible sans un peu de rythme et de dynamisme (mouarf). 

Le bus s'arrête pour quelques heures à Macéio, réputée pour ses huîtres, ses plages et... Par son rang de 3ème ville mondiale la plus dangereuse, après Ciudad Juarez et Kaboul j'imagine. Nous on l'avait appris en cours de route, et rassurés par le fait que la grève de la police a Salvador ait pris fin, on s'est dit "allons-y quand même". Temps de passage très court, juste un moment pour se balader sur l'Avenida Beira-Mar, manger le meilleur risotto ever (ah non c'était hier, bon le deuxième alors, mais les caïpirinhas de Maceio ne sont pas en reste), on y prendrait vraiment goût -ah mince, nous y avons déjà pris goût! Chaque bouchée de fruits de mer est presque un supplice puisqu'on sait que cette vie de rêve est bientôt finie, qu'il va falloir rentrer à Campinas et pour moi, quitter le Brésil dans quelques jours...

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Eh oui : la nouvelle c'est que j'ai signé pour un stage aux Etats-Unis, à l'Onu plus précisément et je ne ferais donc pas ce deuxième semestre à l'UNICAMP. C'est une super opportunité bien sûr, mais à ce moment-là, je ne pensais qu'au crève-coeur de mon départ du Brésil, des au revoirs aux Brésiliens, à mes amis, à mes colocs (et au risotto un peu aussi). Je serai donc à New York de mars à juillet (à suivre toujours ici), mais avec en gros bonus un mois de plus au Brésil jusqu'en août, car je n'ai pu me résoudre à rentrer directement en France puisqu'il me reste tant de choses à faire dans ce magnifique pays. A commencer bien sûr par visiter la perle de Bahia, Salvador, le plus bel endroit sans doute pour dire au revoir au Brésil... A suivre.

Par mariannadobrasil - Publié dans : Vacances brésiliennes
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Jeudi 12 avril 2012 4 12 /04 /Avr /2012 21:55

Aaaaah, le Carnaval brésilien, les paillettes, les femmes, leurs fesses, la bière, le défilé de Rio, les...

Je vous arrête tout de suite ! Certes, un Carnaval au Brésil est une superbe occasion de faire la fête, mais les clichés auxquels vous pouvez penser ne sont pas tous vrais ...

 

  • Cliché numéro 1 : Le meilleur Carnaval du monde est à Rio.

Presque faux.

Et même les Brésiliens le disent! Bien sûr, les défilés à Rio sont magnifiques et le spectacle des écoles de samba qui se sont préparées un an durant ont une renommée internationale. Mais en dehors du défilé (pour lequel il faut réserver des mois à l'avance et ce qui n'est pas forcément accessible, le Carnaval des rues de Rio n'est pas le meilleur, et si vous voulez passer un vrai moment authentique, délirant, libre, rendez-vous à... Recife ! La capitale du Pernambuco et sa soeur jumelle, Olinda, nommée d'après le cri "Oh... Linda!" (linda = belle) des explorateurs ayant les premiers accosté dans cette petite anse bordée de végétation tropicale, vous accueillent chaque année pour LE vrai plus beau Carnaval du Brésil, le plus populaire, le plus convivial, le plus... Bref, celui que nous avons bien évidemment choisi.

 

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  • Cliché numéro 2 : Impossible d'avoir un logement pour le Carnaval sans réserver deux ans à l'avance/tenir la mafia de Rio/vendre ses yeux/sa grand-mère/son rein.

Presque vrai.

Evidemment, tous les guides, à raison, conseillent de réserver des mois à l'avance son logement pour le Carnaval. Evidemment, vous devez vous préparer à habiter loin des lieux de fêtes ou à vous entasser. Et évidemment, en tant que rois des bons plans, nous n'étions pas prêts à laisser faire ça. C'est ainsi que j'ai trouvé seulement quelque semaines avant l'échéance un super hôte pour nous accueillir, au centre de Recife, nous sept et nos 28 sac-à-dos. Mes remerciements à Lucas et a Couchsurfing encore une fois, cet outil magique qui m'a permis de ne pas crécher dehors, moi et mes 6 colocs en folie-furie.

A peine le temps de nettoyer notre Kombi, rendu à contrecoeur, et d'étaler toutes nos affaires, nos grains de sable et notre bonne humeur dans le salon, que nous nous attelons déjà à confectionner nos costumes dont les tissus ont été récupérés lors d'une courte étape à João Pessoa (qui a sûrement plus à offrir que ça, mais bon, on n'arrive pas en retard au Carnaval de Recife). Et pendant que certain(e)s cousent admirablement, d'autres vont au ravitaillement : citrons, glaçons et ce-que-vous-savez (quoi, c'est Carnaval!!). Voici un petit aperçu de ce qu'on donné nos talents de couturiers. Le costume est modulable en Cro-Magnon/Indien et on avait aussi des tenues de hippies pour varier un peu (dédicace aux talents de maquilleuse de Luisa).

 

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Les jours suivants ont été partagés entre nuits endiablées à Recife et journées de folie à Olinda (ville absolument magnifique par ailleurs, à visiter absolument même hors période de Carnaval), à rencontrer des gens plutôt fous, en retrouver d'autres, Raul qui nous avait hébergés à São Luis par exemple, à faire connaissance avec les autres Couchsurfeurs parce que Lucas notre hôte a accueilli une bonne vingtaine de personnes chez lui! Evidemment, au fil de ces rencontres, nous avons pu observer us et coutumes du Carnaval au Brésil...


 

  • Cliché numéro 3 : Le Carnaval brésilien célèbre la culture brésilienne

Moitié vrai, moitié faux.

Je ne sais pas ce qu'il en est dans les autres villes, si Salvador célèbre les orixas du Candomble en février ou si les costumes de Bahianaises sont au rendez-vous, mais à Olinda c'était fanfare et musique de garage ! Quelques groupes de percu passaient de temps en temps, pour mon plus grand bonheur, mais la plupart du temps c'était tambours et trompettes, un mélange original et hyper rafraîchissant dans la belle coloniale, et en plus sous les pluies d'été absolument bienvenues. Ah et bien sûr, Michel Telo était au rendez-vous.

 

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  • Cliché numéro 4 : Les costumes des Brésiliens sont magnifiques

Presque Faux!

Si ils font partie d'un défilé, alors oui évidemment les costumes seront sublimes, et la danse et la musique aussi. Sinon, ils ne sont pas magnifiques, mais sont vraiment drôles en revanche. Absolument tout était permis, il y avait même un homme-lit, par terre, pour que les filles s'allongent dessus. Nous avons rencontré beaucoup d'hommes de Cro-Magnon et bien sûr, fait la danse de la pluie avec eux et les filles et moi avons même reçu des propositions pour faire Unga-unga (super). Ce qui nous amène au...

 

  • Cliché numéro 5 : Carnaval brésilien = grosse débauche

Par contre là je ne peux rien y faire, le cliché est vrai. Mais tout le monde est là pour ça! Il y a des cocktails et de la nourriture partout et par conséquent, des gens bourrés à toute heure. Les rues sont bondées et les Brésiliens comme les touristes se lâchent. Au Carnaval, embrasser le plus de personnes possible est le sport, voire même la règle du jeu, et le reste, je ne veux pas savoir. J'ai pour ma part été bien sage mais ce ne fût pas le cas des autres colocs (je vous adore les copains) des gens dans la rue. Eh oui, le Crit aixois pourrait bien avoir quelque chose à envier au Carnaval d'Olinda...

 

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Un grand merci à Lu pour les photos!

Par mariannadobrasil - Publié dans : Vacances brésiliennes
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